Pochette illustrée pour la cosmétique

L'Atelier de la Réserve : Comment j’ai imaginé un packaging illustré pour la fête des mères ?

De la découverte de la marque à la création du packaging fête des mères.

Une de mes valeurs les plus profondes, c’est de privilégier le local, l’artisanal, le fait-main. J’ai toujours été fascinée par tous ces artisans qui, avec ce qu’ils ont à leur disposition, inventent, construisent ou fabriquent des choses, que ce soit dans l’art, le bien-être, le soin, la cuisine ou la maison…

Dans ma famille, j’ai toujours appris à consommer de manière réfléchie : consommer peu, mais bien. Depuis petite, que ce soit chez mes parents ou en vacances chez mes grands-parents, préparer ce qu’on consommait a toujours fait partie de la vie de famille. J’ai plein de souvenirs où je devais équeuter les haricots verts avec mes cousins. Parfois, il m’arrivait de râler, mais le plus souvent, c’étaient des moments de rire en famille.

Aujourd’hui, je remercie ma famille de m’avoir permis d’accéder à ces moments privilégiés et de m’avoir inculqué ces valeurs, dont celle de consommer de manière raisonnée et réfléchie.

Atelier de la Réserve

C’est donc tout naturellement que j’ai été attirée par L’Atelier de la Réserve. On est loin des haricots verts, pourtant cette savonnerie artisanale incarne à elle seule toutes ces valeurs que je chéris.

Quand j’ai découvert son univers, j’ai su immédiatement que cette marque était faite pour une collaboration créative.

L’Atelier de la Réserve au peigne fin

Qui se cache derrière cette marque engagée ?

Derrière ce nom se cache une talentueuse artisane, Aline. Elle conçoit des savons surgras, des shampoings solides et des cosmétiques 100% naturels et bio, situés dans les Ardennes.

Site Internet de L'Atelier de la Réserve

En faisant mes recherches, l’histoire d’Aline et ses débuts m’ont particulièrement touchée, car elle fait écho à ma propre histoire. J’ai toujours eu une peau très sensible. Vers mes 20 ans, j’ai appris à lire les étiquettes des produits, et petit à petit, j’ai supprimé beaucoup de produits de mes placards en utilisant le strict minimum. Je me suis posé les mêmes questions qu’elle :
« Avons-nous besoin de tout cela ? Est-il possible de savoir ce que l’on achète vraiment ? La nature n’a-t-elle pas déjà tout prévu pour notre bien-être ? »

Aline n’avait pas les mêmes soucis, mais elle s’est tournée, elle aussi, vers le plus naturel. Elle dit, je cite :
« Les produits naturels m’ont permis d’apaiser ma peau, si fragilisée par ces comportements à répétition. Ils m’ont permis d’apporter des soins doux et efficaces pour régénérer ma peau sans risque et durablement. »
Elle a poussé ses recherches beaucoup plus loin et s’est formée pour créer L’Atelier de la Réserve.

De mon côté, je n’ai pas fait d’études en cosmétologie, pourtant déjà à l’époque j’avais essayé de répondre à cette même problématique d’une autre manière. Visuelle, évidemment ! En effet, mon projet de fin d’études (master 2 en communication visuelle) s’était porté sur la slow-cosmétique. J’avais imaginé une application qui décryptait les étiquettes et proposait des alternatives de produits plus neutres (bien avant Yuka !), avec également des box DIY.

Cosmeo, box de cosmétique DIY par pipocas Alice Pellet

Aujourd’hui, je vous emmène dans les coulisses de ce projet d’édition limitée spécial fête des mères pour l’Atelier de la Réserve : comment j’ai imaginé un packaging illustré qui célèbre à la fois leur savoir-faire et cette philosophie du « consommer mieux ».

Mon instagram @alicepellet_pipocas

Mon parcours créatif pour l’Atelier de la Réserve

Étape 1 : Apprendre à connaître et à comprendre la marque.

Avant de commencer tout projet créatif, quel que soit le sujet, je trouve qu’il est primordial de savoir de quoi on va parler. Je ne peux pas créer une image qui représente une entreprise sans savoir qui elle est.
C’est donc par cette première étape d’introspection que je commence.

À l’origine, Aline, de l’Atelier de la Réserve, m’avait contactée pour refaire ses packagings. Ceux qu’elle utilise actuellement étaient ses tout premiers, créés pour le lancement de sa marque.

Finalement, ce projet ne s’est pas concrétisé, mais une idée nous est venue : celle de créer un autre style de packaging, durable et en édition limitée. Cela lui permettait de proposer plusieurs de ses produits en miniature, et moi, de m’épanouir pleinement à travers l’illustration.

Nous avons décidé de créer une trousse de toilette illustrée pour la fête des mères.

Après un appel visio pour échanger sur nos histoires, nos valeurs, et plusieurs messages écrits, nous sommes partis pour cette belle aventure de collaboration.

Posts Instagram de la collaboration L'Atelier de la Réserve et Pipocas

Étape 2 : Le choix de la pochette et les premiers croquis

Ensemble, nous avons décidé de choisir une pochette en coton bio blanche/crème. L’illustration allait se situer sur la face avant, en une seule couleur : le bleu. Une des couleurs favorites de ma cliente qui fait partie de plusieurs de ses packagings actuels et aussi ma couleur signature de Pipocas ! 

Ensuite, j’ai croqué plusieurs pistes d’illustrations sur mes feuilles volantes. Pour la recherche d’idées, j’aime dessiner à la main, car je trouve que c’est plus facile et fluide : je ne suis pas limitée par les logiciels. Il suffit de prendre mon crayon et de remplir une feuille de tout ce qui me passe par la tête.

Une fois que j’ai tout mis sur papier, je filtre les meilleures idées, un peu comme le système de l’entonnoir : on ouvre grand les possibilités, sans limites, et ensuite, on affine.

J’ai dessiné mon patron aux bonnes mesures sur une feuille, puis j’ai reporté mes meilleures idées dans ce patron, en ajustant les éléments, en supprimant ou en ajoutant certains traits, jusqu’à ce que je trouve le croquis idéal.

Croquis de Pipocas, pour la pochette illustrée pour L'Atelier de La Réserve

Étape 2 : Du croquis au dessin numérique en passant par la linogravure… qui a été un échec !

En premier lieu, j’ai voulu réaliser mon illustration en utilisant une technique appelée linogravure. Et sans vous le cacher… ce fut un échec total !

La linogravure est une technique d’impression artistique qui consiste à fabriquer une sorte de tampon, que l’on vient ensuite appliquer sur le support. On grave son motif sur une plaque de linoléum ou de gomme, à l’aide d’un outil appelé une gouge.

Tout ça pour vous dire que, mon illustration étant très fine au niveau des traits, j’ai eu beaucoup de mal à reproduire ces détails sur ma plaque sans l’abîmer. Très probablement parce que je n’avais pas de gouge assez fine pour ce type de travail.

Mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre ! J’ai trouvé une autre solution : l’impression numérique. Et la linogravure ? Elle reste dans un coin de ma tête… Quand j’aurai l’occasion d’acheter une gouge ultra-fine, je retenterai l’expérience !

Finalement, cette illustration pour la fête des mères, je l’ai retracée au propre dans mon logiciel de création.

Il ne me restait plus qu’à envoyer le résultat à Aline. Pour cela, j’ai fait une mise en situation : j’ai intégré mon illustration sur une photo de la pochette de manière fictive, grâce à Photoshop. Cela a permis à Aline de visualiser le rendu final. Et devine quoi ? Elle a adoré !

À côté, j’ai créé un petit flyer avec, d’un côté, la présentation d’Aline et de l’Atelier de la Réserve, et de l’autre, une présentation de moi et de Pipocas. Il sera glissé dans la pochette pour que le consommateur puisse découvrir un peu de notre artisanat.

Pochette illustrée par Alice Pellet de Pipocas et cosmétiques de l'Atelier de la Réserve

Les imprévus !

Cette pochette a été créée pour la fête des mères. Elle a été envoyée en impression fin avril, et l’Atelier de la Réserve devait la recevoir largement à temps.
Malheureusement, les transporteurs n’ont jamais livré Aline. Les pochettes sont retournées chez l’imprimeur…

C’est une véritable déception ! Nous avions hâte de lancer la campagne pour la fête des mères, qui n’a finalement pas pu voir le jour. De son côté, Aline n’avait rien en stock pour substituer le coffret fête des mères.
Le lancement de cette pochette se fera plus tard, dès leur réception.

Aline a réceptionné les pochettes début août. Nous avons pu lancer une nouvelle campagne de vente à la rentrée scolaire de septembre.

Les leçon à en tirer

Pour les prochaines éditions limitées, il faudra que je travaille en contre-saison, plusieurs mois en avance, pour être sûre qu’en cas de problème, le client reçoive sa livraison à temps pour lancer sa campagne de vente.
Mais comme on dit : l’échec fait partie de l’apprentissage !

Avec ce projet et celui de La Thé Box (fictif), je me rends de plus en plus compte que ce qui m’anime réellement, c’est de créer des illustrations dans mon style. J’aime pouvoir créer comme je le souhaite, en étant complètement libre. Pour La Thé Box, cette liberté a été déroutante, car depuis des années, j’étais habituée à suivre un brief et à créer dans le style que le client souhaitait. Mais en réalité, je me rends compte que j’ai de plus en plus envie de m’épanouir artistiquement. Cette collaboration m’a encore plus ouvert les yeux sur ce souhait.

Place aux prochaines éditions limitées !
Suite aux prochaines aventures…

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